Par Yvon Bouchard et Lise Hubert


C’est par une conférence sur l’histoire du lac Kénogami que les organisateurs avaient décidé de lancer les festivités du centième anniversaire du rehaussement des eaux de notre lac, événement joliment baptisé «Saint-Cyriac sorti des eaux». Le jeudi 9 mai, 18 h 30, au moins 150 personnes intéressées et atten- tives attendaient dans la chapelle l’historien Jérôme Gagnon, qui leur a révélé tous les secrets d’une histoire mouvementée.


On avait annoncé, en guise d’intro- duction, une courte prestation du chanteur-compositeur Bruno Simard avec sa guitare pour démarrer la soirée dans la bonne humeur. Il s’est présenté comme le petit-fils d’Imelda Vaillancourt et de Méridée Girard, qui se sont aimés à Saint-Cyriac et ont dû quitter le village il y a cent ans. Madame Imelda était la maîtresse d’école des lieux et organiste à la chapelle. Bon sang ne saurait mentir ! Bruno partage donc avec nous une de ses compositions qui raconte quelques anecdotes de la vie d’Imelda. Il était de retour avec deux collègues musiciens pour un spectacle ici-même les 14 et 15 mai.

La table étant mise, notre conférencier se lance dans un exposé très documenté sur l’histoire et même la préhistoire de Saint-Cyrian.


Mentionnons quelques détails de cette aventure remarquable à bien des points de vue :

  • la route des Amérindiens qui menait au Lac–Saint-Jean ;
  • Cyriac Buckell, d’origine allemande, premier « squatter » de la région à s’installer avec son épouse et ses 8 enfants ;
  • l’âge d’or du village qui fut plutôt bref, de 1920 à 1924 ;
  • la chapelle qui est la troisième du village ;
  • la résistance des habitants suppor- tée par leur curé Léonce Boivin face aux premières offres de compensation ;
  • le flottage du bois sous la forme de la légendaire « pitoune » qui n’a pris fin qu’en 1979…


Personne ne bouge dans la salle pendant un exposé d’au moins 90 minutes, suivi de plusieurs questions démontrant le grand intérêt des personnes présentes. Les membres de l’AFÉAS ont profité de la soirée pour mettre en vente des produits artisanaux dont les profits iront à la Chapelle et une sollicitation pour la campagne de financement a permis de recueillir la jolie somme de 1300 $. Bref, une belle rencontre, très encourageante pour lancer les festivités.

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