Par Hélène Mercier

Conseiller municipal du district numéro 1 et président de l’arrondissement Jonquière, Jimmy Bouchard en est à son deuxième mandat. Il y a cinq ans, il cognait à ma porte pour se présenter et demander l’appui des gens du secteur pour ses premiers pas en politique.
J’ai rencontré Monsieur Bouchard à son bureau. Il représente un territoire largement étendu et le secteur Lac Kénogami, même s’il correspond à plus de 75 % du territoire, regroupe plus ou moins 30 % de ses électeurs. Après tout ce temps, il connaît bien ses concitoyens de Lac-Kénogami.
LES GENS DU LAC
Et il reconnaît dans ces quelque 2500 électeurs, une différence marquée, surtout à deux niveaux. Au point de vue géographique, le fait pour les résidents d’être un peu plus éloignés occasionne une plus grande prise en charge de leur milieu, une plus grande autonomie. Les services municipaux comme l’aqueduc et les égouts ne sont pas offerts aux résidents (à l’exception d’un tout petit secteur). Les gens doivent donc prendre en charge ces aspects. Il remarque aussi chez les Kénogamois et Kénogamoises, un petit quelque chose qui n’a pas son égal, qu’on ne voit nulle part ailleurs. La mobilisation et la vitalité de cette collectivité sont un exemple pour beaucoup. Mais d’où vient donc cet attachement à notre communauté ? À notre plan d’eau ?
LA NAVIGATION SUR LE LAC
Qui dit plan d’eau, dit navigation. Et le lac Kénogami est un plan navigable important et l’un des plus beaux au Québec. J’ai questionné monsieur Bouchard au sujet des règles de navigation qui relèvent du gouvernement fédéral, plus précisément sur la nature des changements à venir. Je dis bien à venir, car bien que consentis à la fin 2023, on ne connait pas encore la nature précise des change- ments annoncés et ils sont loin d’être concrétisés.
Encore à ce jour, Ville de Saguenay n’a pas juridiction sur les règles de navigation sur le lac Kénogami, comme plusieurs autres municipalités avec des plans d’eau navigables. La présence policière sur le lac en été est préventive. Les policiers ne peuvent pas donner de contraventions pour excès de vitesse, mais ils peuvent intervenir sur d’autres aspects sécuritaires (permis de bateau, ébriété, vestes de flottaison…).
Depuis plusieurs années, des administrations municipales demandent au gouvernement fédéral de leur déléguer plus de pouvoirs de réglementation et d’application. Lorsque ce sera le cas, Ville de Saguenay aura le pouvoir de réglementer certains aspects de la navigation sur le lac Kénogami, comme la limitation de vitesse et la grosseur des embarcations entre autres.
En parallèle, le Service de Police de Saguenay travaille à déterminer ce qui pourrait être fait et les moyens pour y parvenir lorsque le moment sera venu.
LE LAC KÉNOGAMI, LE RÉSERVOIR
Parce que l’approvisionnement en eau potable de 75 % des résidents de Saguenay est sur son territoire, monsieur Bouchard connaît l’importance de préserver cette ressource. En plus d’être membre du Comité sur la Qualité de l’eau du Lac Kénogami avec plusieurs autres intervenants, il fait partie de ceux qui soutiennent le plan d’action de Ville de Saguenay pour la protection de la réserve d’eau potable.
Les actions suivantes sont des enjeux importants pour les riverains du lac :
• La protection des bandes riveraines : la ville poursuit ses inspec- tions et offre des services-conseils en continu.
• Une réglementation sur l’utilisation des engrais et pesticides.
• La conformité des installations septiques, dont la première étape est la caractérisation des installa- tions existantes (environ 800). A ce sujet, monsieur Bouchard s’inspire de ce qui a été fait au Lac St-Charles, qui est le réservoir de la ville de Québec.
• Le contrôle de la navigation (débar- cadères, stations de lavage…)
Au fil des parutions du journal Au Courant du Lac, nous vous tiendrons informés de l’avancement des nombreux dossiers de monsieur Bouchard. De plus, à notre demande, il nous aidera à naviguer à travers les nombreux règlements municipaux, principalement ceux qui touchent les résidents et riverains du lac Kénogami.