Par Hélène Mercier
Certains diront que nous crions au loup! D’autres, qu’on ne crie pas assez fort! Il faut l’admettre, la menace nous guette. Le temps passe, mais l’envahisseur ne perd pas de temps lui. Les espèces envahissantes, c’est une réalité… Demain, dans deux ans, dans 10 ans, maintenant ? Peu importe, c’est maintenant qu’il faut agir. En entrevue au réseau TVA, monsieur Michel Bergeron, président de l’APLK, admet qu’il craint pour le lac Kénogami, qu’il comprend que les riverains soient inquiets et préoccupés. La menace est à nos portes, si elle n’est pas déjà installée.
Le myriophylle à épis est une espèce envahissante, qui se propage rapidement. Le courant, les embarcations, les remorques et tout autre matériel nautique peuvent transporter les fragments de tiges vers de nouveaux secteurs et de nouveaux plans d’eau. C’est ce qui a été officiellement identifié au Lac Otis. Une des façons d’empêcher sa propagation, c’est le lavage des embarcations, de toutes sortes.
Oui les résidents et les saisonniers qui ne naviguent que sur le lac Kénogami lavent leurs embarcations au printemps avant la mise à l’eau, du moins en grande majorité. Mais d’autres apprécient se promener d’un plan d’eau à un autre, et cette liberté vient avec une responsabilité: le lavage.
Chez nous, au lac Kénogami, il n’y a qu’une seule station de lavage des bateaux. Est-ce que
nous avons le réflexe de l’utiliser ? Je ne crois pas, ce n’est pas obligatoire. Il semblerait qu’elle ne soit pas achalandée tant que ça. Nous savons que du travail se fait pour l’installation d’autres stations de lavage, l’annonce de celle qui sera installée au camping Jonquière en est un exemple. Mais est-ce suffisant? Et de quelle façon ce sera contrôlé? Qu’est-ce que nous attendons ? De trouver la solution parfaite? Toujours lors de cette entrevue, monsieur Bergeron disait qu’il faut arrêter d’avoir peur d’imposer certains contrôles ; ce n’est que lorsque nous serons obligés de montrer patte blanche que nous pourrons penser à gagner le combat.